résidences d’artistes à venir

Madame X

Madame X est née du visionnage du Sticky & Sweet Tour de Madonna, l’une des tournées les plus lucratives de l’histoire de la musique (plus de 86 dates, 3,5 millions de billets vendus et environ 310 millions de dollars de recettes). Cette référence à une giga-production audiovisuelle internationale sert de point de départ à une recherche menée à l’échelle opposée : celle d’un projet queer, indépendant et intime. 
La résidence est dédiée à la création d’une performance de danse lipsynquée, interrogeant le genre, les rôles et les places assignées, ainsi que les notions d’enfermement et de censure.
Le projet s’ancre dans une expérience personnelle : celle d’un enfant homosexuel incarnant secrètement (presque clandestinement) ses icônes pop, notamment Madonna.
En me glissant dans la peau de chanteuses puissantes, j’incarne quelqu’un d’autre tout en restant profondément moi-même, livrant une intimité liée au corps, au désir et aux relations amoureuses. La performance devient alors un espace de transformation, où l’intime rencontre l’héritage d’une icône pop mondiale.

Confessions on a Dance Floor
Adoration de Terpsichore

En résidence à La Déter du 22 au 26 février 2026, Guillaume  Forestier vient pour travailler son futur projet “confessions on 
a dance floor / ADORATION DE TERPSICHORE”. 
La sortie de résidence du 26 février à 18h30 témoignera des pistes de  recherche amorcées pendant une semaine.
 
Ce solo, encore à ses balbutiements, abordera plusieurs problématiques, et expérimenteras différents traitements chorégraphiques.
 
Ce temps de travail sera un temps de foisonnement, de tentatives, de sillons naissants, de portes qui s’ouvrent …
 
Il est dédié à  l’écriture du texte de la pièce, ainsi qu’à une recherche dansée à propos d’empathie, de kinesthésie et de représentations du corps.

Un peu du souffle de ma mère

Entre les mains de celles qui savent est une exploration performative du pain traditionnel tunisien, à travers ses gestes, ses voix et ses mémoires. Ce projet s’ancre dans le geste des femmes — celles qui pétrissent, tamisent, nourrissent, résistent — et cherche à redonner visibilité à un travail souvent silencieux et pourtant fondateur : celui des faiseuses de pain.
 
À travers une recherche mêlant danse, vidéo, son et parole, Mohamed Issaoui retourne dans son village natal, au Kef, pour retrouver sa mère et d’autres femmes de la région. Il les écoute, les observe, filme leurs mains, leurs chants, leurs silences.
 
Mais il ne vient pas en témoin distant : il revient habiter ce milieu, partager la pâte, vivre la poussière de semoule, retrouver le feu et les gestes qui l’ont formé.

SOFT CRASH, Conférence du corps, tentative du cœur

Danse contemporaine et théâtre physique

Aimer, comme danser, c’est composer avec le risque, la répétition, la chute et la reprise. Inspirée du Manuel du chorégraphe de Jonathan Burrows, la pièce détourne ses principes de composition chorégraphique pour observer nos schémas affectifs : comment on s’attache, comment on se perd, comment on loop. La pièce avance comme une conférence déraillée, traversée d’humour et d’aveux, où le discours théorique se fissure pour laisser place à la vulnérabilité du corps. Le mouvement devient un outil de résistance et de désobéissance : s’accrocher à la structure, la contourner, la démonter, s’y réfugier, la renverser. Soft Crash souhaite déployer un élan féministe, tendre et lucide : une tentative de désapprendre les gestes de l’amour imposé pour retrouver ceux de l’amour choisi. Entre conférence et confession, entre rire et lucidité, la pièce devient un laboratoire intime et sensible, où l’on ne sait plus très bien si l’on parle d’amour ou de danse ou si, finalement, les deux ne sont qu’un seul et même mouvement.

déjà passé

Yoan Mercelino chorégraphe et danseur

Résidence – 14 au 19 août

Atelier danse – théâtre
> Dimanche 17 août de 10h à 12h

Mel Garcia Lueches chorégraphe, danseur·euse

Résidence – 25 au 31 août

Représentation FESTIVAL DÉTER
UNE PISCINE DE SABORES
> Place Jean-Jaurès
> Samedi 13 septembre à 12h

IKRAM BENCHRIF, RÉALISATRICE

Résidence – 1er au 6 septembre

Restitution FESTIVAL DÉTER
> LA DÉTER
> Vendredi 12 septembre à 18h

COLLECTIF LES NOUES
Suspension, scénographie, musique

Résidence – 5 au 9 mai

Restitution
> Vendredi 9 mai à 18h

Marion Carriau & Nawelle Aineche
artistes transdisciplinaires

Résidence – 23 au 26 juillet

Représentation FESTIVAL DÉTER
CAPHARNAÜM
> Jardin d’Eco’Loge Toit
> Dimanche 14 septembre à 12h

Perline Aglaghanian & Elisa Renault
chorégraphes, danseuses

Résidence – 28 juillet au 3 août

Restitution – Bousculades
> Vendredi 1 août à 18h

Marie Bégasse, danseuse et chorégraphe

Résidence – 10 au 20 mars

Restitution danse-théâtre
> Jeudi 20 mars à 18h

Sophie Thirion, danseuse et chorégraphe

Résidence – 31 mars au 7 avril

Lundis en mouvement
> Lundi 7 avril de 18h à 19h30
LE CORPS LYRIQUE ET SES DÉPLOIEMENTS

Léa Leclerc · danse

VI-SITE

VI-SITE est un projet de création qui met en parallèle le travail de recherche de Léa Leclerc (chorégraphe), Julia Gros (curatrice) Lennart de Neef (plasticien) et Romane Piffaut (danseuse) qui s’intéressent aux dialogues existants entre les arts vivants et les arts visuels. En résidence à La Déter en décembre 2022, leur rencontre a permis de renouveler leur pratique personnelle et de proposer collectivement une exposition et une performance public.

Léa Leclerc · danse

DIVAS

Léa Leclerc, chorégraphe et réalisatrice, Léo Brunet, chef opérateur, Ikram Benchrif, collaboratrice artiste, Anna Friedli, costumière et Alice Vogt, compositrice sont venus en résidence en janvier 2024 à la Déter, pour une semaine de recherche et de préparation en amont du tournage du court-métrage DIVAS.

 

 

Laure Marc · arts visuels

ET SI LA LUNE NE REVENAIT PAS

Film réalisé à La Grand-Combe entre 2021 et 2023 dans le cadre de l’école des Beaux-arts de Nîmes.

Une nuit, une vallée se retrouve plongée dans l’obscurité. Les limites de la forêt se brouillent. Le bord des choses se dissipe dans l’air. Des personnes se retrouvent autour d’un feu à la recherche de la lune qui a disparu. 

Jack Solle · photographie

Cévenol·e·s

À la question de la pérennité : comment représenter le monde et pourquoi ? 

Les Cévenols et Cévenoles répondent à l’unisson par le mouvement incessant de leur résistance pour préserver l’épine dorsale d’un pays tout entier, une ligne de train à l’élan quasi-mystique traversant une terre de contradictions singulièrement ancrée dans sa contemporanéité.

Pauline Malbaux · musique

PARESSE MUSICALE 

En collaboration avec : Albane Hérisson, danseuse et comédienne ; Morgane Liébard, scénographe, Matthieu Medoc-Elma chanteur et percussionniste ; Noëmie Édé-Decugis, chanteuse et comédienne.

“Il se balade dans les rues d’un village, d’une ville, d’un hameau ; dans les couloirs d’un hôpital, d’une maison de retraite, d’une gare ; dans les jardins, les sentiers, les forêts…
Partout où des gens passent.
Lorsqu’il rencontre un espace qui l’inspire : il s’installe. Au moment où il trouve son équilibre, il s’ouvre.
Il nous tend ses touches ébènes et ivoires. Il nous présente son corps boisé.
Alors le jeu commence… Chopin, Bach, Schubert. Ensemble nous improvisons, nous dansons, nous chantons.
Petit à petit, nous nous abandonnons à l’instant. Avec lui, la paresse est reine : il offre une bulle où se déposer, déguster, rêver… Être.”

Lise Vermot · danse & DJ

Ponte-Ponte 

2024 a commencé par un voyage au Pérou où j’ai vécu une retraite dans l’Amazonie avec une  famille de chamane Shipibo puis je suis partie marcher dans les montagnes sacrées des Andes, à la découverte de l’ancien fief de la civilisation mystérieuse pré-Inca et Inca.

Pendant toute cette expérience richissime, j’ai eu des visions, des pulses, des élans, des grands nettoyages et mille sensations de corps, que je suis en train de digérer et d’intégrer. Des appels du coeur que je ne sais pas encore identifier mais qui demandent à être écoutés.

Alors je me suis dit que j’avais grand besoin d’un espace-temps d’écoute, d’expérimentation, de recherche, de silence… seule pour prendre le temps de déposer, d’accompagner mon processus d’intégration de cette expérience/aventure, de voir ce qu’il en sort par la voix, le corps, le son, les mots etc.

Je souhaite avancer pas à pas, en écoutant les signes et les choses qui viennent à moi en synchronicité avec les élans du coeur, de manière simple et fluide.

Lucas Manganelli · tatouage & performance

Ce travail d’écriture textuelle autour de la colonialité s’appuie sur le tatouage comme point de départ d’une réflexion plus vaste. Le tatouage est entré à grands pas dans notre quotidien au point où il en est devenue une chose anodine, il est ici utilisé comme prétexte pour montrer comment des choses ordinaires se retrouvent emmêler dans des dynamiques coloniales : appropriation culturelle, extractivisme, hygiénisme contrôlant, déculturation etc.

Presque partout l’occupation coloniale des corps, des imaginaires et des territoires fait souffrir. Apprendre à sortir du Faire et du Penser colonial est un impératif humain, écologique et climatique.

Retour en haut